lundi 24 novembre 2008

LA TOUR CECID 11 CHAPITRE 9 DROLE D'AUDIENCE 2ème PARTIE

LA TOUR CECID
CHAPITRE 9
DROLE D’AUDIENCE 2ième PARTIE

André pénétra dans la salle d’audience, il était devenu un habitué des prétoires. La salle était bondée comme d’habitude. André jeta un œil circulaire : ni M° ROTH, l’avocat de Citroën, ni M° Daninthe l’avocat de la CBM n’étaient présents. Patiemment, il attendit son tour.
Le juge, une femme, appela donc son affaire : il s’approcha donc de la barre. Le juge s’étonna de sa présence à l’audience. Sur son bureau, les convocations recommandées. Elles n’avaient pas été distribuées.
En fait André ne les avaient pas reçues, pour une raison simple : le facteur n’avait pas déposé d’avis de passage. André savait qu’il y avait quelqu’un à la poste, certainement à la solde du groupe Loret qui détournait son courrier. Il avait expédié un courrier au Canard enchaîné, qui comprenait un chèque et des extraits de journaux qui relataient l’incendie des établissements Loret à Saint Martin le 31 décembre 1997. Un incendie criminel avait dévasté la Soremar, afin de masquer des pratiques extrêmement douteuses. Ces documents figuraient en annexe de la requête d’André.
Le chèque devait servir à renouveler, l’abonnement d’André. Il voulait remercier le « Canard enchaîné » de l’aide qu’il lui avait apporté pour récupérer des documents que refusait de lui communiquer, Orange France. Le canard ne reçut jamais ce chèque. Encore moins le document. Depuis André postait son courrier en dehors de Pointe à Pitre. Plus récemment un courrier de M° Brillon, avocat parisien de l’USL qu’il avait contacté, mis plus d’un mois à lui parvenir. La réputation de M° Roth lui était connue. André dut se plaindre à la poste afin que la lettre soit distribuée après que M° Brillon lui ait communiqué la teneur du document par fax : « Vous avez un problème avec le courrier lui commenta-t-il. » André soupçonnait l’un des deux proposés qui desservait la rue Schoëlcher, le plus grand surtout ne lui inspirait aucune confiance.
Combien vous demandez, questionna le Juge ?
André s’étonna de la question. Il tendit son dossier au juge. Elle semblait ne pas vouloir le prendre. Sur son bureau deux feuillets blancs attirèrent le regard d’André. Il crut lire 4 000 ou 40 000 sur l’un et 14 000 ou 140 000 sur l’autre. André insista pour que le Juge prenne son dossier. Le délibéré fut fixé en janvier.
André quitta le tribunal perplexe. Que signifiait l’attitude du juge, que signifiaient ces deux chiffres ? Le groupe Loret avait-il accepté de régler le problème et d’en finir avec cette affaire qui durait depuis le 1er février 2005 ? André l’espéra pendant quelques mois. Il envoya même un courrier au juge pour préciser sa demande. Quand il reçut l’ordonnance du juge, il s’effondra. Il avait été débouté de sa demande sous prétexte que l’affaire était en cours d’expertise.
André ne douta plus que ce juge était une créature du groupe Loret. Qu’est-ce qui ne dépendait pas du groupe Loret en Guadeloupe ? Ce qui dépend des deux autres importants groupes qui dominent l’économie de ce pays » lui répondit hilare un connaisseur averti des mœurs de ce pays qui prétendait-il se « corsisait ».
André se souvint de ses difficultés avec Orange France et de l’aide que lui avait apportée « Le Canard ».
Sur les conseils d’un employé de la Soguadia, il avait écrit à la maison mère, Citroën France, le 28 avril 2005. L’employé lui avait assuré qu’il recevrait une réponse sous 15 jours. Un mois plus-tard, le 25 mai, il expédia un nouveau courrier : toujours pas de réponse. Il appela donc Citroën France en juillet. Il fut étonné d’apprendre qu’un dossier avait été ouvert à son nom par une certaine Nathalie Lopez. Son contact lui demanda de raccrocher car Mlle Lopez, le rappellera. Une heure plus tard il renouvela son appel : « Raccrochez, elle va vous contacter » lui dit à nouveau son contact. Une heure plus tard, il rappela à nouveau : « Désolé, elle est partie en vacances, elle reviendra le 23 juillet.
André devait se rendre en métropole, il décida qu’il la contacterait de là-bas. A Vals-les-bains, il apprit le suicide de l’employé du groupe Loret, Jerpan. Il avait fait la connaissance récemment de sa mère qui lui avait montré de l’amitié. Il lui fit part de sa compassion.
De nouveau il écrivit à Mme Lopez pour lui communiquer les coordonnées d’un portable qu’il s’était procuré à Aubenas. Toutes ses tentatives pour entrer en contact avec Mlle Lopez à partir de Vals, demeurèrent vaines.
Il se rendit donc à Paris.
Cette femme ne daigna pas le recevoir. Elle se contenta de le prendre au téléphone, elle dans son bureau à l’étage et lui dans le hall prétextant une réunion dans 10 minutes : Il fit durer la conversation près d’une heure au téléphone. Elle l’informa d’une lettre recommandée que Pansieri lui aurait expédiée le 22 juillet en Guadeloupe, alors qu’il se trouvait en métropole. Elle refusait de lui remettre copie. C’est elle qui avait informé Pansieri de l’absence d’André de Pointe à Pitre. A ce jour ni M° Roth, ni l’expert, ni la Soguadia n’avaient communiqué cette lettre à André. Lettre dont M° Roth faisait état dans tous ses dossiers.
Voir blog : http://andrecharles.blogspot.com/

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