mercredi 12 novembre 2008

LA TOUR CECID 9 CHAPITRE 7 AU COMMENCEMENT

LA TOUR CECID

CHAPITRE 7
AU COMMENCEMENT

Le 1er Février 2005, André avait marqué le stop à l’intersection de la route de Boissec et de la Nationale 1. Soudain une voiture surgie de nulle part lui fonçait droit dessus au niveau de la portière. Comme dans un mauvais rêve, comme dans un film au ralenti, il tenta désespérément d’enlever sa ceinture de sécurité pour se réfugier sur le siège de droite. Il ne réussit pas à s’en extraire, mais en enlevant son pied de la pédale de frein la voiture recula un peu à la faveur de la pente. Le choc fut violent mais au niveau de la roue et non pas au niveau de la portière gauche comme il s’y attendait. Groggy, il fut transporté par les pompiers à l’hôpital. Il était quitte pour une cheville tuméfiée et un gros mal de tête.
Sa voiture fut enlevée à la demande des gendarmes par un dépanneur du coin, propriétaire d’un casse, un certain YEPONDE qui déposa la voiture à Bonfils où résidait André à cette époque.
Le lendemain 2 février 2005, une autre dépanneuse vint la chercher et la transporta à la CBM à Bergevin P. à P., garage agréé et donc recommandé par la GMF où André était assuré tous risques. Pour faciliter le levage de la voiture, il tourna la clé de contact afin de débloquer les roues avant. L’ordinateur ne signala aucun manque d’eau, même quand il fit tourner le moteur pour la sortir de la cour de la propriété. La dépanneuse était trop grande pour manœuvrer dans la cour.
Le 3 février 2005, Il passa signer l’ordre de réparation établit par le propriétaire du garage, M. René GEOFFROY.
Le vendredi 25 février 2005, soit 22 jours plus tard un coup de fil l’avertit que sa voiture était prête. Il s’étonna que le rapport d’expertise qu’il eut beaucoup de mal à obtenir ne prévoyait que 3 jours d’immobilisation. A son arrivée à la CBM, sa voiture était juchée sur un pont avec le capot levé et M. GEOFFROY s’afférait autour, avec un tuyau d’eau, y mettant la dernière main. La voiture est descendue et André demandea à un employé de fixer correctement un cache dans le moteur. Sous ce cache, se trouvait le moteur où en principe, ils n'étaient pas intervenus selon ce qu’ils avaient déclaré à M. GAVARIN l’expert de la GMF. L'employé s’exécuta et referma le capot.
André mit le contact. L’ordinateur lui demanda de refaire le niveau d’eau. Ce qui fut fait par un ouvrier de la CBM avec une bouteille d’eau.
Il quitta le garage et aperçut dans son rétroviseur une fumée blanche dès la rue Evremont Gène face aux messageries, où se trouvait le garage. Il ramena rapidement la voiture à la CBM M. Geoffroy, le propriétaire, passa un doigt dans l’échappement, expliqua que lors du lavage, un peu d’eau avait dû entrer dans l’échappement et que le phénomène devrait cesser après quelques temps. Un de ses collègues mécaniciens fit remarquer à André tout le ridicule de ce propos : aurait-il branché le tuyau dans le pot d’échappement ?
Le mécano vérifia l’huile et ne signala rien d’anormal. André quitta donc le garage et regagna son domicile à Bonfils Goyave à 24 km de Pointe à Pitre.
Le phénomène persista et à chaque nouveau démarrage l’ordinateur de bord réclamait de l’eau et le lundi 28 février 2005, André ramena la voiture à la CBM, où M. Geoffroy la prit en charge à 9heures 36. André et M. Geoffroy convinrent d’un nouveau passage de l’expert le jour même.
L’employé de la CBM insistait pour qu’André dise à l’expert que pendant l’accident son pied était resté coincé sur la pédale d’accélérateur et aurait provoqué un emballement donc une surchauffe du moteur en le maintenant accéléré. S’il voulait que son bris de moteur soit pris en compte par l’assureur. Son insistance lui parut suspecte. M. GAVARIN l’expert de la GMF, ne s’émut outre mesure de tels propos tenus devant lui.
D’un commun accord la voiture fut transférée à la Soguadia-Citroën pour un diagnostic le 1er mars 2005 et André entra dans la tourmente.
M. Cartier le mécanicien- chef de la Soguadia était un petit homme aimable. Mais avec le long M° ROTH et le fort Pansieri, il formait le trio de pieds-nickelés qui allait pourrir la vie d’André jusqu’à ce jour.
Après vérification du circuit de refroidissement et du turbopompe, intacts, selon ses dires, il conclut à un joint de culasse hors service, H.S. en jargon mécanique. André refusa ce diagnostique car il n’y avait aucune raison que son joint soit H.S. Sa voiture était une voiture pratiquement neuve. Après vérification il était intact. M. Cartier supputa donc une culasse fendue et l’envoya au test d’épreuve. Guadeloupe Usinage conclura à une culasse « en état de fonctionnement » et infirmera son diagnostique.
Finalement, il décida que le bloc-moteur était fendu à gauche et remis à André une attestation pour son assurance. Cette fameuse attestation que Pansieri refusait de compléter. Sur les conseils de M. Cartier et les pressions de son chef d’atelier M. Poirot, qui menaçait de mettre la voiture sur le parking comme épave, accordant deux jours à André pour l’enlever, ce dernier accepta un devis pour un moteur neuf. (M. Poirot aurait lui aussi quitté le département). C’était le début de ses malheurs avec la Soguadia. Il entamait un parcours cahoteux dans les arcanes tortueux et malodorants de la justice en Guadeloupe.

lundi 10 novembre 2008

LA TOUR CECID 8 CHAPITRE 6 Philippe PANSIERI

LA TOUR CECID

CHAPITRE 6
Philippe PANSIERI

La première entrevue avec Philippe PANSIERI, fut courtoise. André avait insisté pour qu’il le reçoive. Il fut frappé par sa dégaine. Ce n’était pas l’idée qu’il se faisait du dirigeant d’une grande entreprise. André avait rencontré le fin et élégant LEDANTU, le supérieur hiérarchique de PANSIERI à la Tour Cécid. C’était autre chose. PANSIERI était grand et corpulent, ceci expliquait cela peut-être. André voulait qu’il demanda à son mécanicien-chef, M. CARTIER de préciser sur l’attestation qu’il lui avait remise que l’accident du 1er février 2005, avait causé plus de dégâts que constatés de visu sur sa voiture. Il promit de rappeler André, ce qu’il ne fit jamais.
La seconde entrevue conforta André dans la mauvaise impression que lui avait laissé la dégaine de PANSIERI.
André avait accompagné Mlle NICOLO, une autre victime du groupe Loret, et M. Consommateur qui tentaient de rencontrer M. PANSIERI. Sur les conseils malavisés de M. Consommateur, elle avait placé un cadenas sur la grille d’entrée de La Soguadia. Elle cherchait ainsi à attirer l’attention de la presse sur son problème. La voiture neuve qu’elle avait achetée, se transformait en piscine par temps de pluie. Elle fut assignée au tribunal pour entrave à la liberté du travail. Elle prit peur et s’en remit à M. Consommateur. La vue d’un huissier et la solennité d’un tribunal, toutes ces robes noires, savait M. PANSIERI, impressionnaient les Guadeloupéens. Et puis le coût de la justice…
C’est la tactique gagnante qu’il essaiera avec André. Il fit chou blanc.
L’homme se montra odieux. André détestait traiter quelqu’un de raciste. Il trouvait ce mot trop galvaudé. Cependant il était difficile ce jour-là de trouver un autre mot pour qualifier l’attitude inconcevable de M. PANSIERI.
Quand ils arrivèrent à son bureau, M. PANSIERI était en entretien avec un client, de type métropolitain. Il le raccompagna avec force civilités à la porte de son bureau. M. Consommateur demanda à être reçu avec Mlle NICOLO. M. PANSIERI se planta à l’entrée de son bureau et entama la conversation avec ses visiteurs debout dans un couloir où il faisait chaud, incommodés par la poussière d’un chantier voisin. André attendit vainement les protestations de M. Consommateur. Il avait promis de ne pas intervenir. Mais il ne put contenir son dégoût devant cette grossière arrogance. E il interpella l’homme grossier :
M. PANSEIRI, pouvez-vous m’expliquer ? Vous recevez M. Consommateur, accompagné d’une jeune femme, debout, dans la poussière et les désagréments d’un chantier voisin et la chaleur, alors que votre bureau est vide et climatisé ?
J’ai quitté mon travail pour les recevoir.
Monsieur quand on reçoit, on le fait bien ou on ne le fait pas !
Et la conversation continua entre M. PANSEIRI, immense dans l’encadrement de la porte de son bureau, comme s’il en voulait barrer l’entrée à ses visiteurs, et M. Consommateur de plus en plus obséquieux. André assistait atterré à l’entretien. Tant de mépris et d’inélégance le sidérèrent. Tant de servilité le consterna. Pour finir au sortir de cet entretien M. Consommateur alluma André, témoin inopportun de son avilissement. Un reste de dignité ?
Mlle NICOLO garda sa voiture-piscine et M. PANSIERI accepta, magnanime, de retirer sa plainte.
Après sa rencontre avec le joggeur, André se rendit au Tribunal de Commerce pour se procurer un extrait Kbis. Il découvrit que le contrat de PANSIERI débutait le 3 novembre 2004. Cependant le document ne spécifiait pas la durée du contrat. Il décida de se rendre à France-Antilles pour consulter les annonces légales. La loi obligeait les grandes entreprises à publier les contrats de leur dirigeant dans la presse. Le groupe Loret préférait les colonnes de l’Etincelle, pour publier ses annonces. C’était plus discret, car à part André, plus personne ne lisait l’Etincelle. N’exagérons rien.
. Il se rendit donc au siège du quotidien local, France-Antilles, pour chercher l’information afin de compléter son enquête sur ce fourbe de PANSIERI. Il savait que l’information devait être publiée dans les 3 mois. Quand la jolie archiviste du journal déposa devant lui les 75 numéros de novembre 2004 à janvier 2005 et après avoir consulté les 2 premiers, il se sentit découragé par la tache et la poussière de ces vieux journaux. Il décida de faire fonctionner ses méninges. Jusque là cela l’avait bien aidé dans son enquête. C’est cela qui lui avait permis de découvrir l’entourloupe dont il était victime. Et puis il commençait à connaître le Philippe PANSIERI. Lors des 2 entrevues qu’il avait eues avec lui et des échanges de courrier, il avait compris qu’il avait affaire à un fat imbu de lui-même. Il consulta donc directement le quotidien du 13 décembre 2004 et découvrit l’information recherchée. Il était content d’épater la jolie archiviste qui ne comprit pas comment il avait procédé pour quérir aussi rapidement cette information. Philippe PANSIERI, avait bien été embauché pour 3 ans et son contrat avait bien été brutalement écourté. Son contrat devrait prendre fin le 2 novembre 2007.
n Comment avez-vous fait insistait la belle archiviste ?
n Philippe PANSIERI est né le 13 décembre 1962.
n Ah !
Elle semblait déçue. Peut-être qu’elle eût aimé apprendre qu’il fût un peu sorcier. Un bon gadè zafè, dans les parages ça peut toujours servir. André lui paierait cher pour savoir qui était vraiment Philippe PANSIERI et où était-il passé.
Voir blog 1 : http://andrecharles.skyrock.com/
2 : http://andrecharles.blogspot.com/
4 : http://quidal.unblog.fr/

dimanche 9 novembre 2008

LA TOUR CECID 7 CHAPITRE 5 "COMME UN MALPROPRE"

LA TOUR CECID

CHAPITRE 5
« COMME UN MALPROPRE »

André marchait rapidement le long de la voie rapide, en direction de Fonds Sahaï. C’était sa façon de se détendre. Il avait lu sous la plume du grand professeur de psychiatrie, SERVAN SREIBER, que la marche ou le jogging état un excellent moyen de vaincre le stress ou la colère. Au bout d’une demi-heure, le cerveau produit des endomorphines qui anesthésient colère, haine et tout le stress accumulé au long de la journée. Cela valait tous les psychotropes dont les psychiatres bourrent leurs patientes. Il connaissait que dans endomorphine, il y a morphine, précisait-il à ses compagnons de rencontre. Et cela marchait.
Car de la colère il en avait : contre son ex-femme, contre ses avocats, contre les juges, contre ses compatriotes qui se faisaient appelés GWADAS, contre les pédophiles qui étaient responsables de beaucoup de vies brisées et de la sienne notamment. Il était ce qu’on appelle un dommage collatéral. En Martinique lui avait confié un membre de l’Association contre la maltraitance, « Enfance et Partage », deux petites filles sur trois sont victimes d’inceste, soit de la part d’un beau-père, d’un père ou d’un oncle. André espéra qu’il exagérait. Il pesta un peu contre DIEU, mais regretta bien vite son blasphème. Les endomorphines commençaient à agir.
Un joggeur rapide qu’il ne reconnut pas le doubla. Il connaissait presque tous les marcheurs qui empruntaient ce parcours l’après-midi à force de les rencontrer. Il décida qu’il s’arrêterait au niveau de la prison, car le soir tombait vite à cette époque de l’année. Et puis se retrouver seul avec ce garçon qu’il ne connaissait pas vers le pont de l’Alliance…Sur le chemin du retour, le joggeur rapide le rattrapa et se mit à marcher à son rythme. André aima bien. Le retour serait plus rapide et un peu de conversation lui ferait du bien. On apprend beaucoup lors de ces rencontres fortuites avec des gens de toutes les professions. Mais il s’étonna que le jeune homme ne le rattrapât qu’au niveau de But. Avait-il été retardé ?
Il ne comprit pas, ni pourquoi, ni comment la conversation roula sur PANSIERI. Il se trouvait là, à parler de PANSIERI avec un parfait inconnu.
n Tu travailles chez SOGUADIA ?
n Non !
n Alors comment connais-tu PANSIERI ?
n Je travaille pour lui. Je lui fais quelques menus travaux. C’est un homme intelligent mais dur. Il a été viré comme un malpropre !
n Ah !... Tu me connais, s’inquiéta André, tu connais mon dossier ?
n Oui.
André était rassuré car on approchait de Grand Camp et on croisait des passants. Le joggeur prit congé.
n Dis-moi, son départ a un rapport avec l’incident sur ma voiture ? Dis-moi au moins ton nom !
n Je n’ai rien à te dire, Adieu !
André ne le revit plus jamais sur le parcours.
A peine arrivé chez lui, André consulta ses dossiers pour faire le point sur un incident qui avait failli lui coûter la vie et peut-être à plusieurs autres personnes si la roue de sa voiture s’était détachée avant d’arriver au collège. Ses collègues l’avaient félicité de la chance qu’il avait.
Le 30 mai 2006, il louait une voiture pour se rendre au WTC à Jarry et remettre son dossier à M. BAROIN, le ministre des DOM. dont le père avait été mêlé au scandale de la GMF à Saint Martin. Il espérait que pour ne plus entendre parler de la GMF, il l’aiderait à obtenir les pièces qu’il réclamait à Mme NEGRIT qui dirigeait la société aux Antilles Guyane. Il conservait la voiture pour se rendre à son travail à Goyave le lendemain et la garait devant son appartement à Pointe à Pitre.
Le lendemain à 8 heures il se gara devant son collège à Goyave descendit et claqua la portière. La roue avant gauche sortit de son axe et l’avant de la voiture s’affaissa. Elle était retenue par un boulon tordu. André appela le loueur et lui passa un savon. Le pauvre ne comprenait pas. Il avait fait réparer cette roue par un garage qui lui donnait à ce jour toute satisfaction. Il vérifia l’autre roue avant et s’aperçut que les boulons avaient été aussi desserrés. Il conclut à un sabotage.
Le 1er juin, André déposait une main courante à la police et exprimait sa colère à Automobiles Citroën par courrier :
Hier, mardi 30 Mai 06, j’ai loué une voiture pour remettre mon dossier à M. BAROIN au WTC, à Jarry. Je l’ai gardé pour me rendre à mon travail ce matin à Goyave à 24 km de Pointe à Pitre. Quand je me suis garé devant mon collège, la roue avant gauche retenue par un seul boulon est sortie de son axe. Je ne sais par quel miracle je suis arrivé au collège sans provoquer un drame. J’en ai été bouleversé de la matinée et je me suis demandé si ce n’était pas une tentative de votre part pour m’éliminer. Cela vous aurait bien arrangés que je disparaisse ce matin. Je vais porter cet incident à votre débit.
Combien vaut une vie, pour vous autres ?
Combien vaut ma vie ? Si vous aviez réussi dans votre entreprise pour me désespérer, combien la collectivité aurait-elle dépensé pour me prendre en charge ? A moins que je n’eusse rejoint la cohorte des ombres qui hante les rues de Pointe à Pitre
Le 20 juin 2006, Philippe Marcel PANSIERI était « viré comme un malpropre » de la SOGUADIA par une Assemblée Générale Ordinaire Anticipée, une AGOA comme ils disent dans le jargon d’entreprises. Viré également et le même jour de la SOLOMAT, Société de Location Martiniquaise dont il était co-gérant et remplacé rapidement par l’aimable M. LEDANTU dans les deux sociétés.
En consultant les annonces légales des nouvelles étincelles dont il était devenu un lecteur assidu, André comprit les silences du Joggeur et décida de se montrer plus prudent. Et il regretta à nouveau son blasphème.
Voir blog : http://andrecharles.blogspot.com/