lundi 10 novembre 2008

LA TOUR CECID 8 CHAPITRE 6 Philippe PANSIERI

LA TOUR CECID

CHAPITRE 6
Philippe PANSIERI

La première entrevue avec Philippe PANSIERI, fut courtoise. André avait insisté pour qu’il le reçoive. Il fut frappé par sa dégaine. Ce n’était pas l’idée qu’il se faisait du dirigeant d’une grande entreprise. André avait rencontré le fin et élégant LEDANTU, le supérieur hiérarchique de PANSIERI à la Tour Cécid. C’était autre chose. PANSIERI était grand et corpulent, ceci expliquait cela peut-être. André voulait qu’il demanda à son mécanicien-chef, M. CARTIER de préciser sur l’attestation qu’il lui avait remise que l’accident du 1er février 2005, avait causé plus de dégâts que constatés de visu sur sa voiture. Il promit de rappeler André, ce qu’il ne fit jamais.
La seconde entrevue conforta André dans la mauvaise impression que lui avait laissé la dégaine de PANSIERI.
André avait accompagné Mlle NICOLO, une autre victime du groupe Loret, et M. Consommateur qui tentaient de rencontrer M. PANSIERI. Sur les conseils malavisés de M. Consommateur, elle avait placé un cadenas sur la grille d’entrée de La Soguadia. Elle cherchait ainsi à attirer l’attention de la presse sur son problème. La voiture neuve qu’elle avait achetée, se transformait en piscine par temps de pluie. Elle fut assignée au tribunal pour entrave à la liberté du travail. Elle prit peur et s’en remit à M. Consommateur. La vue d’un huissier et la solennité d’un tribunal, toutes ces robes noires, savait M. PANSIERI, impressionnaient les Guadeloupéens. Et puis le coût de la justice…
C’est la tactique gagnante qu’il essaiera avec André. Il fit chou blanc.
L’homme se montra odieux. André détestait traiter quelqu’un de raciste. Il trouvait ce mot trop galvaudé. Cependant il était difficile ce jour-là de trouver un autre mot pour qualifier l’attitude inconcevable de M. PANSIERI.
Quand ils arrivèrent à son bureau, M. PANSIERI était en entretien avec un client, de type métropolitain. Il le raccompagna avec force civilités à la porte de son bureau. M. Consommateur demanda à être reçu avec Mlle NICOLO. M. PANSIERI se planta à l’entrée de son bureau et entama la conversation avec ses visiteurs debout dans un couloir où il faisait chaud, incommodés par la poussière d’un chantier voisin. André attendit vainement les protestations de M. Consommateur. Il avait promis de ne pas intervenir. Mais il ne put contenir son dégoût devant cette grossière arrogance. E il interpella l’homme grossier :
M. PANSEIRI, pouvez-vous m’expliquer ? Vous recevez M. Consommateur, accompagné d’une jeune femme, debout, dans la poussière et les désagréments d’un chantier voisin et la chaleur, alors que votre bureau est vide et climatisé ?
J’ai quitté mon travail pour les recevoir.
Monsieur quand on reçoit, on le fait bien ou on ne le fait pas !
Et la conversation continua entre M. PANSEIRI, immense dans l’encadrement de la porte de son bureau, comme s’il en voulait barrer l’entrée à ses visiteurs, et M. Consommateur de plus en plus obséquieux. André assistait atterré à l’entretien. Tant de mépris et d’inélégance le sidérèrent. Tant de servilité le consterna. Pour finir au sortir de cet entretien M. Consommateur alluma André, témoin inopportun de son avilissement. Un reste de dignité ?
Mlle NICOLO garda sa voiture-piscine et M. PANSIERI accepta, magnanime, de retirer sa plainte.
Après sa rencontre avec le joggeur, André se rendit au Tribunal de Commerce pour se procurer un extrait Kbis. Il découvrit que le contrat de PANSIERI débutait le 3 novembre 2004. Cependant le document ne spécifiait pas la durée du contrat. Il décida de se rendre à France-Antilles pour consulter les annonces légales. La loi obligeait les grandes entreprises à publier les contrats de leur dirigeant dans la presse. Le groupe Loret préférait les colonnes de l’Etincelle, pour publier ses annonces. C’était plus discret, car à part André, plus personne ne lisait l’Etincelle. N’exagérons rien.
. Il se rendit donc au siège du quotidien local, France-Antilles, pour chercher l’information afin de compléter son enquête sur ce fourbe de PANSIERI. Il savait que l’information devait être publiée dans les 3 mois. Quand la jolie archiviste du journal déposa devant lui les 75 numéros de novembre 2004 à janvier 2005 et après avoir consulté les 2 premiers, il se sentit découragé par la tache et la poussière de ces vieux journaux. Il décida de faire fonctionner ses méninges. Jusque là cela l’avait bien aidé dans son enquête. C’est cela qui lui avait permis de découvrir l’entourloupe dont il était victime. Et puis il commençait à connaître le Philippe PANSIERI. Lors des 2 entrevues qu’il avait eues avec lui et des échanges de courrier, il avait compris qu’il avait affaire à un fat imbu de lui-même. Il consulta donc directement le quotidien du 13 décembre 2004 et découvrit l’information recherchée. Il était content d’épater la jolie archiviste qui ne comprit pas comment il avait procédé pour quérir aussi rapidement cette information. Philippe PANSIERI, avait bien été embauché pour 3 ans et son contrat avait bien été brutalement écourté. Son contrat devrait prendre fin le 2 novembre 2007.
n Comment avez-vous fait insistait la belle archiviste ?
n Philippe PANSIERI est né le 13 décembre 1962.
n Ah !
Elle semblait déçue. Peut-être qu’elle eût aimé apprendre qu’il fût un peu sorcier. Un bon gadè zafè, dans les parages ça peut toujours servir. André lui paierait cher pour savoir qui était vraiment Philippe PANSIERI et où était-il passé.
Voir blog 1 : http://andrecharles.skyrock.com/
2 : http://andrecharles.blogspot.com/
4 : http://quidal.unblog.fr/

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