LA TOUR CECID
CHAPITRE 7
AU COMMENCEMENT
Le 1er Février 2005, André avait marqué le stop à l’intersection de la route de Boissec et de la Nationale 1. Soudain une voiture surgie de nulle part lui fonçait droit dessus au niveau de la portière. Comme dans un mauvais rêve, comme dans un film au ralenti, il tenta désespérément d’enlever sa ceinture de sécurité pour se réfugier sur le siège de droite. Il ne réussit pas à s’en extraire, mais en enlevant son pied de la pédale de frein la voiture recula un peu à la faveur de la pente. Le choc fut violent mais au niveau de la roue et non pas au niveau de la portière gauche comme il s’y attendait. Groggy, il fut transporté par les pompiers à l’hôpital. Il était quitte pour une cheville tuméfiée et un gros mal de tête.
Sa voiture fut enlevée à la demande des gendarmes par un dépanneur du coin, propriétaire d’un casse, un certain YEPONDE qui déposa la voiture à Bonfils où résidait André à cette époque.
Le lendemain 2 février 2005, une autre dépanneuse vint la chercher et la transporta à la CBM à Bergevin P. à P., garage agréé et donc recommandé par la GMF où André était assuré tous risques. Pour faciliter le levage de la voiture, il tourna la clé de contact afin de débloquer les roues avant. L’ordinateur ne signala aucun manque d’eau, même quand il fit tourner le moteur pour la sortir de la cour de la propriété. La dépanneuse était trop grande pour manœuvrer dans la cour.
Le 3 février 2005, Il passa signer l’ordre de réparation établit par le propriétaire du garage, M. René GEOFFROY.
Le vendredi 25 février 2005, soit 22 jours plus tard un coup de fil l’avertit que sa voiture était prête. Il s’étonna que le rapport d’expertise qu’il eut beaucoup de mal à obtenir ne prévoyait que 3 jours d’immobilisation. A son arrivée à la CBM, sa voiture était juchée sur un pont avec le capot levé et M. GEOFFROY s’afférait autour, avec un tuyau d’eau, y mettant la dernière main. La voiture est descendue et André demandea à un employé de fixer correctement un cache dans le moteur. Sous ce cache, se trouvait le moteur où en principe, ils n'étaient pas intervenus selon ce qu’ils avaient déclaré à M. GAVARIN l’expert de la GMF. L'employé s’exécuta et referma le capot.
André mit le contact. L’ordinateur lui demanda de refaire le niveau d’eau. Ce qui fut fait par un ouvrier de la CBM avec une bouteille d’eau.
Il quitta le garage et aperçut dans son rétroviseur une fumée blanche dès la rue Evremont Gène face aux messageries, où se trouvait le garage. Il ramena rapidement la voiture à la CBM M. Geoffroy, le propriétaire, passa un doigt dans l’échappement, expliqua que lors du lavage, un peu d’eau avait dû entrer dans l’échappement et que le phénomène devrait cesser après quelques temps. Un de ses collègues mécaniciens fit remarquer à André tout le ridicule de ce propos : aurait-il branché le tuyau dans le pot d’échappement ?
Le mécano vérifia l’huile et ne signala rien d’anormal. André quitta donc le garage et regagna son domicile à Bonfils Goyave à 24 km de Pointe à Pitre.
Le phénomène persista et à chaque nouveau démarrage l’ordinateur de bord réclamait de l’eau et le lundi 28 février 2005, André ramena la voiture à la CBM, où M. Geoffroy la prit en charge à 9heures 36. André et M. Geoffroy convinrent d’un nouveau passage de l’expert le jour même.
L’employé de la CBM insistait pour qu’André dise à l’expert que pendant l’accident son pied était resté coincé sur la pédale d’accélérateur et aurait provoqué un emballement donc une surchauffe du moteur en le maintenant accéléré. S’il voulait que son bris de moteur soit pris en compte par l’assureur. Son insistance lui parut suspecte. M. GAVARIN l’expert de la GMF, ne s’émut outre mesure de tels propos tenus devant lui.
D’un commun accord la voiture fut transférée à la Soguadia-Citroën pour un diagnostic le 1er mars 2005 et André entra dans la tourmente.
M. Cartier le mécanicien- chef de la Soguadia était un petit homme aimable. Mais avec le long M° ROTH et le fort Pansieri, il formait le trio de pieds-nickelés qui allait pourrir la vie d’André jusqu’à ce jour.
Après vérification du circuit de refroidissement et du turbopompe, intacts, selon ses dires, il conclut à un joint de culasse hors service, H.S. en jargon mécanique. André refusa ce diagnostique car il n’y avait aucune raison que son joint soit H.S. Sa voiture était une voiture pratiquement neuve. Après vérification il était intact. M. Cartier supputa donc une culasse fendue et l’envoya au test d’épreuve. Guadeloupe Usinage conclura à une culasse « en état de fonctionnement » et infirmera son diagnostique.
Finalement, il décida que le bloc-moteur était fendu à gauche et remis à André une attestation pour son assurance. Cette fameuse attestation que Pansieri refusait de compléter. Sur les conseils de M. Cartier et les pressions de son chef d’atelier M. Poirot, qui menaçait de mettre la voiture sur le parking comme épave, accordant deux jours à André pour l’enlever, ce dernier accepta un devis pour un moteur neuf. (M. Poirot aurait lui aussi quitté le département). C’était le début de ses malheurs avec la Soguadia. Il entamait un parcours cahoteux dans les arcanes tortueux et malodorants de la justice en Guadeloupe.
mercredi 12 novembre 2008
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