samedi 21 février 2009

HOMMAGE A JACQUES BINO

Nous allons, même si sa dépouille mortelle n’est pas là, rendre un dernier hommage à un ami, à mon ami, à un juste, à Jacques BINO.
Il y avait une chose qui frappait tout de suite mon cher Jacques, quand on t’abordait pour la première fois : c’était ton affabilité, ton amabilité. Tu savais que ceux qui demandaient à te rencontrer, étaient très souvent en situation de détresse, et tu essayais, du mieux que tu pouvais, de soulager leur souffrance déjà par ton sourire, par ton accueil.
C’est cette même envie d’aider, de soulager, qui t’a poussé à t’engager dans Le mouvement contre Profitation, le LKP pour faire court. De part ton métier, contrôleur des impôts, tu connaissais les situations d’injustice qui persistent et qu’on perpétue volontairement en Guadeloupe par inconscience ou par mépris ?
C’est contre l’injustice que tu es mort. Nous les connaissons les responsables de ta mort, ce sont ceux à qui profitent l’injustice. Ceux qui grâce à leur puissance financière achètent les consciences et corrompent les coeurs. Ceux aussi dont le rôle est de protéger, qui se laissent si facilement corrompre ; ceux encore qui trahissent la déontologie de leur profession. S’ils n’ont pas armé le bras de celui ou de ceux qui t’ont donné la mort, ils ont nourri leur désespoir, ils ont alimenté leur haine par leur intransigeance, par leur mépris, par leur bassesse.
Mais il n’est pas question pour moi de nous exonérer nous, parents, de nous dédouaner nous, société, de nos responsabilités.
Emportés dans une course effrénée à la consommation, dans une recherche frénétique du plaisir et de la jouissance, nous avons pris une lourde part à la désespérance de notre jeunesse.
Peut-être avons-nous oublié de leur parler d’amour ?... Mais nous avons assurément oublié de leur parler de DIEU.
De DIEU, qui je suis certain t’accueillera en sa sainte garde, mon cher Jacques.
Nous sommes malheureux Jacques, nous, tes parents, tes collègues, tes amis. Et notre chagrin est immense. Mais les plus malheureux Jacques, ce sont tous ceux qui n’ont pas eu le bonheur de te connaître.
Adieu Jacques, mon ami. A ta femme, à tes parents, à ton fils, nous prodiguons nos sincères condoléances.
Bon voyage Jacques :
(Fredonner la chanson : La la lé la la lé lala, lala lé lalalé lala, Bino ô ou ka voyagé, BINO ôoooooooo !, bénédition di ciel BINO, ou ka voyagéééééééé.)
Bon voyage Jacques, que DIEU te bénisse.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire