Tu étais l’aîné Pierrot et tu es parti. C’est un peu comme si le père mourrait une seconde fois. Nous voilà à nouveau orphelins.
Ce matin pour t’accompagner une dernière fois, j’ai voulu cirer mes chaussures et je t’ai entendu te moquer de moi.
- « Tu n’as jamais ciré tes chaussures, me disais-tu, tu ne vas pas commencer aujourd’hui ».
- «Pierrot, Tu exagères un petit peu, je l’ai fait quelquefois ! »
J’ai entendu ton rire et j’ai ri aussi … et puis et puis… j’ai pleuré. Car j’ai compris que ce rire, jamais plus je ne l’entendrai.
Tu aurais pu vivre encore un peu Pierrot. Car tout cela est bien subit. Toi si prévenant, si aimable, tu nous laisses en plan. Partir comme ça sans crier gare, c’est pas des manières, c’est pas ta manière. Laisse moi te dire Pierrot, pour une fois, juste cette fois-ci, tu as manqué de savoir vivre.
Nous sommes malheureux Pierrot. Nous, Lilie ta femme et tes enfants ; nous, tes frères et sœurs ; nous tes amis et collègues. Nous sommes malheureux… Mais à la vérité, ce n’est pas nous les plus malheureux. Les plus malheureux, ce sont tous ceux qui n’ont pas eu le bonheur de te connaître. A nous, il reste ton souvenir, ton éternelle et chaleureuse présence.
Pour finir Pierrot je te dirai le plus merveilleux des poèmes :
« L’ETERNEL est mon berger ; je ne manquerai de rien.
Il me fait reposer dans de verts pâturages.
Il me dirige vers des eaux paisibles.
Il me conduit dans les sentiers de la justice à cause de son nom.
Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi :
Ta houlette et ton bâton me rassurent.
Oui le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie,
Et j’habiterai dans la maison de l’ÉTERNEL,
Jusqu’à la fin de mes jours. »
vendredi 31 octobre 2008
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